La largeur des cases
Une trame serrée, autour de 30 à 40 cm, donne un caractère d’atelier ancien et hache la vue. Une trame large, au-delà de 60 cm, laisse le paysage intérieur traverser et rapproche la verrière d’une baie.
Les montants gênent moins qu’on ne le craint quand ils tombent devant un élément opaque de l’autre pièce. Reporter la trame sur un plan de la cuisine, avec ses meubles hauts, évite un montant planté au milieu d’une fenêtre.
Symétrie ou trame libre
Répartir les cases à égalité donne une verrière calme, qui se lit d’un coup. Cette régularité impose de couper les cases de rive, et le raccord sur le mur peut tomber sur une demi-case peu élégante.
Une trame libre garde des cases pleines et rejette l’écart sur un seul côté, contre un mur ou derrière un meuble. Sur une cloison longue, cette liberté se remarque moins que deux moitiés de case aux extrémités.
La traverse horizontale
Une traverse à mi-hauteur casse la verticalité et rappelle les anciens châssis d’atelier. Posée trop bas, elle coupe le regard d’une personne assise, posée trop haut elle écrase la pièce.
Sur une verrière très haute, la traverse a aussi un rôle mécanique : elle raidit les montants et réduit la portée du verre. Sa position se discute alors entre le dessin et la tenue de l’ouvrage.
La section des profilés
Un profil fin, autour de 20 à 25 mm de vue, dessine un trait léger et convient aux verrières de hauteur courante. Les grandes surfaces réclament des sections plus franches, qui assument leur présence.
Le rapport entre l’épaisseur du montant et la largeur de la case fait l’équilibre d’ensemble. Un profil massif sur une case étroite étouffe la lumière, un profil trop mince sur une grande case donne l’impression que rien ne tient.
