Ce qu’une mesure approximative permet
Une largeur et une hauteur au ruban donnent un ordre de grandeur : nombre de cases d’une verrière, forme possible d’un escalier, longueur d’un garde-corps. Elles servent à savoir si le projet tient dans la pièce.
Ces cotes permettent aussi de préparer une estimation, à condition d’être annoncées pour ce qu’elles sont.
Prendre une cote qui vaut quelque chose
Une ouverture se mesure en trois points, en haut, au milieu et en bas pour la largeur, à gauche, au centre et à droite pour la hauteur. La plus petite valeur commande.
Les deux diagonales, comparées entre elles, disent si l’ouverture est d’équerre. Un écart de plusieurs centimètres entre les deux annonce un ajustement à prévoir.
Un niveau posé au sol et le long du mur complète le tableau. Photographier la bulle en même temps que le mètre déployé transmet plus qu’un chiffre.
Le sol fini change tout
Une hauteur mesurée sur une dalle brute perd trois à huit centimètres une fois la chape et le carrelage posés. Un garde-corps calculé sur la mauvaise référence se retrouve sous la hauteur réglementaire.
La cote se prend donc au sol fini, ou avec l’épaisseur exacte du complexe prévu, notée par écrit.
Pourquoi le relevé reste obligatoire
Aucun mur n’est droit, aucun plafond n’est horizontal, aucune ouverture n’est d’équerre. Le relevé mesure ces écarts et le dessin les absorbe, par des jeux répartis et des recouvrements.
Fabriquer sur des cotes transmises, sans visite, revient à parier. Le pari se perd au moment de la pose, quand la pièce est faite et que le mur ne l’est pas.
