Ce que le muret apporte
Un muret met le verre hors de portée des chaises, des chariots et des coups de balai. Il cache les plinthes, les prises et les défauts de niveau du sol, et il reprend une part de la charge de la verrière.
Sa hauteur se règle sur l’usage : autour de 90 cm il rejoint un plan de travail, vers 110 cm il masque un évier et sa robinetterie, à 45 cm il devient un simple socle. Le regard assis, depuis un canapé, donne souvent la bonne cote.
Maçonné, ossature bois, meuble
Un muret maçonné ou en carreaux de plâtre offre un appui stable et se traite comme un mur. Une ossature bois habillée va plus vite et pèse moins, à condition d’ancrer les montants au sol et de prévoir un renfort à l’endroit exact des fixations.
Un meuble bas peut servir d’appui, sous réserve qu’il soit fixé au sol ou au mur. Un caisson simplement posé bougera, et la verrière suivra.
La verrière descendue au sol
Du sol au plafond, la cloison paraît plus légère et laisse passer la lumière au ras du carrelage. La traverse basse se pose alors directement sur le sol fini, ce qui suppose de savoir quel sol arrivera et quelle épaisseur il fera.
Le bas de l’ouvrage reçoit l’eau du lavage, les chocs d’aspirateur et les jouets. Une traverse basse un peu plus haute, un verre feuilleté et une finition résistante prennent tout leur sens à cet endroit.
Le sol et le plafond ne sont jamais parfaits
Un sol se relève de quelques millimètres sur trois mètres, un plafond ondule, un mur part de travers. Le relevé mesure ces écarts, et le dessin les rattrape par un jeu réparti, une plinthe de recouvrement ou un couvre-joint.
Découper l’acier sur des cotes rondes prises au ruban donne un ouvrage qui laisse un jour d’un côté et force de l’autre. La visite avant fabrication sert exactement à ça.
