L’acier nu, sa couleur et ses traces
Un acier brossé ou poncé montre les traces de son laminage, ses variations de teinte et le passage de l’outil. Deux pièces découpées dans la même tôle ne présentent jamais exactement le même gris.
Cette irrégularité fait le charme de la matière et déçoit ceux qui attendent un aplat régulier. La regarder sur un échantillon de bonne taille, chez soi, évite le malentendu.
La cire
Une cire spécifique nourrit la surface, fonce légèrement la teinte et protège de l’humidité de l’air. Elle laisse le métal respirer et garde un toucher doux.
Sa protection reste légère. Une cire se repasse tous les ans ou tous les deux ans sur les parties touchées, et localement en cas de marque. Sur une main courante saisie plusieurs fois par jour, le rythme se resserre.
Le vernis
Un vernis mat ou satiné forme un film continu et protège mieux. Il fige la teinte de l’acier au moment de l’application et se raye comme tout film.
Une rayure profonde traverse le vernis et laisse l’humidité atteindre le métal. La reprise se fait alors sur la zone, avec un léger ponçage, et la retouche se voit un peu selon la lumière.
La patine
Une patine chimique force une oxydation contrôlée, du brun au noir bleuté, avant d’être stabilisée et protégée. Le résultat varie d’une pièce à l’autre, ce qui fait sa valeur.
Une patine se travaille en atelier, sur métal parfaitement dégraissé. Les traces de doigts déposées avant traitement ressortent dans le résultat final, définitivement.
Choisir selon l’ouvrage
Un ouvrage qu’on regarde, comme une verrière haute ou un garde-corps de mezzanine, accepte une cire ou une patine sans souci d’entretien.
Un ouvrage qu’on touche à chaque passage, une main courante, une poignée, un cadre de porte au ras des mains, gagne à recevoir une protection plus dure ou un laquage.
