La préparation, la moitié du travail
La pièce se dégraisse, se décape et parfois se grenaille pour offrir une surface propre et légèrement rugueuse. Une graisse oubliée, une trace de doigt, un résidu de meulage se traduisent par un décollement quelques mois plus tard.
Cette préparation explique pourquoi un ouvrage part au laquage démonté, ébavuré et fini, sans reprise possible après coup.
La poudre et le four
La poudre, souvent polyester pour un usage intérieur ou extérieur, se projette par un pistolet électrostatique : chargée électriquement, elle se colle à la pièce reliée à la terre, y compris sur les faces cachées.
La cuisson au four, autour de 180 à 200 °C selon la poudre, fait fondre et polymériser le revêtement. Le film obtenu résiste bien mieux qu’une peinture appliquée à froid.
Ce que la taille du four impose
Un four a des dimensions, et une pièce plus longue ne passe pas. Un ouvrage de grande taille se conçoit alors en éléments laqués séparément, assemblés ensuite sur place.
Cette contrainte se prend en compte au dessin : la position des joints entre éléments devient une décision d’esthétique autant que de logistique.
Les points d’accroche et les retouches
Les pièces se suspendent dans le four par des crochets, qui laissent de petits points non laqués. Leur emplacement se choisit sur des faces cachées quand la forme le permet.
Une rayure sur une pièce laquée se retouche au pinceau avec une peinture de raccord. La retouche se voit de près, jamais autant qu’un défaut laissé nu. Percer après laquage ouvre le métal : les perçages se prévoient avant.
