Quand la protection devient obligatoire
Dès qu’une différence de niveau dépasse un mètre, un dispositif de protection s’impose. La règle vaut pour une mezzanine, un palier, une terrasse accessible, une fenêtre basse ou le bord d’un escalier ouvert.
Le point de mesure se prend au sol fini, dans son état définitif. Un parquet posé après coup relève le plancher de quelques centimètres et diminue d’autant la protection.
Un mètre, ou quatre-vingts centimètres
La hauteur de protection courante s’établit à 1 m, mesurée depuis le sol fini jusqu’au dessus de la lisse haute ou de la main courante.
Elle descend à 0,80 m lorsque le garde-corps présente une épaisseur d’au moins 50 cm, un muret large par exemple : la profondeur éloigne le corps du vide et joue le même rôle que la hauteur.
Le cas de l’escalier
Le long d’une volée, la hauteur se mesure à la verticale du nez de marche, et non depuis la marche elle-même. La valeur retenue s’établit couramment à 0,90 m, la pente de l’escalier compensant la différence.
Au raccord entre la volée et le palier, les deux hauteurs se rejoignent. Ce point demande un dessin soigné : un décrochement brutal se voit, et une main courante interrompue perd son intérêt.
Les erreurs de mesure les plus fréquentes
Mesurer avant la chape, oublier l’épaisseur du carrelage, prendre la cote sur un sol qui n’est pas encore de niveau : trois façons d’obtenir un garde-corps trop bas une fois le chantier fini.
Quand le sol définitif n’est pas connu au moment du relevé, le métallier a besoin de l’épaisseur exacte du complexe prévu, chape et revêtement compris. Une note écrite vaut mieux qu’une estimation orale.
