Trois sources distinctes
Le bruit d’impact naît sous le pied et se propage dans la structure. La résonance vient d’une tôle mince qui vibre comme une membrane. La transmission solidienne fait voyager le choc dans les murs et les planchers, jusque dans la pièce d’à côté.
Chaque source appelle un traitement différent, et un escalier bruyant en cumule souvent deux.
Amortir la marche
Une marche massive fait moins de bruit qu’une tôle pliée creuse. Quand la tôle s’impose, un matériau amortissant collé en sous-face, un caisson rempli ou une épaisseur plus forte cassent la vibration.
Entre une marche bois et son support acier, un joint souple ou une bande de caoutchouc empêche le contact dur. Sans lui, le bois tape sur le métal à chaque pas.
Désolidariser la structure
Là où le limon touche le mur ou le plancher, une bande résiliente placée sous la platine coupe le chemin du bruit. La fixation traverse alors une rondelle souple, et le serrage se fait sans écraser complètement l’élément amortissant.
Un escalier posé directement sur une dalle béton transmet peu. Le même escalier boulonné sur un plancher bois en fait un tambour.
Les bruits qui apparaissent avec le temps
Un grincement nouveau signale presque toujours un desserrage ou un jeu qui s’est créé. Un contrôle du serrage des fixations, une fois la première année passée, règle la plupart des cas.
Un claquement sec au passage vient d’un point de contact acier sur acier apparu après un léger tassement. Localiser le point exact, en marchant lentement pendant qu’un tiers écoute, précède toute intervention.
